Agarest Generations of War Zero

Avatar dataripper | mars 27, 2014

Vous êtes fan d’Elder Scrolls ou de Civilization, changez de page ; ce jeu n’est pas fait pour vous ! Issu d’une longue tradition nippone de jeux de stratégie au tour par tour et du Dating Game (ou plus vulgairement : jeu de drague), ce titre est un véritable rafraîchissement sur consoles de salon.

Le premier contact avec ce jeu n’est pas simple pour l’occidental que l’on est. Des dessins très bons, mais surtout du fan service à foison, avec de jolies minettes dans des poses et tenues très suggestives. Que l’on ne s’y trompe pas, cela ne fait que cacher la forêt de qualités de ce jeu, comme sa durée de vie proprement gargantuesque.

Ambiance, scénario

Nous avons affaire à une prequel d’Agarest : Generations of War, sorti en 2009 chez nous, qui lui non plus, n’avait pas fait forte impression auprès du grand public, pour les même raisons que celui-ci sera raillé. Sans compter que ce ne sera pas le scénario qui nous emportera et encore moins les personnages, très stéréotypés.

Pour résumer un peu l’histoire, la guerre contre les dieux fait rage, le monde a été scindé en deux, une partie appartenant aux forces de la lumière et une autre aux forces des ténèbres. Vous êtes Sieghart, un jeune capitaine de l’armée des forces de la lumière, déployé dans un petit village près des montagnes Balafrées, afin d’aider la population à évacuer face à l’avancée des forces des ténèbres.

L’avantage est que l’on est immédiatement transporté dans cette ambiance, qui se révèle légère et change radicalement des désabusés Fallout ou Elder Scrolls. Ici, on sauve le monde et en plus, on se tape la guerrière, c’est autrement plus classe !

La jouabilité

Les habitués des EroGe (jeux érotiques) seront en terrain connu dans les phases de dialogue, où l’on en retrouve toutes les fonctions, de l’avance rapide à la répétition des dialogues. Ces phases sont très importantes car notre héros fera ainsi la cour à sa future promise, et donc mère de ses enfants que vous jouerez plus tard dans le jeu, qui est justement divisé en générations, les caractéristiques des parents étant primordiales pour chacun des descendants. Il ne faudra pas rater les évènements spéciaux qui apparaissent au hasard, qui vous permettront d’approfondir vos relations avec ces demoiselles ; si vous n’y prêtez pas garde, ils disparaîtront et c’est définitif. Les phases de tactique tentent de retranscrire des escarmouches, avec un système au tour par tour original. En fonction de l’emplacement des héros, ceux-ci se lieront afin de pouvoir déclencher des attaques dévastatrices impossibles autrement. Ceci ne manquera pas de nous rappeler la série des Langrisser qui était exactement dans le même registre, même le système de génération de personnage avec le jeu de cartes a été gardé.

[quote]on sauve le monde et en plus, on se tape la guerrière[/quote]

Technique

On ne va pas vous le cacher, les graphismes sont juste indigents pour une Playstation 3. La 3D est du niveau d’une 32 bits à peine lissé, ni plus ni moins. Heureusement que le design des personnages est plus qu’agréable et que les interfaces ont été bien pensées. La localisation uniquement anglaise laissera aussi un goût étrange aux acheteurs, on aurait aimé voir les textes francisés.

Tous ces ingrédients mis ensemble nous promettent une durée de vie de plus de cinquante heures, ce qui de nos jours en fait un des titres les plus longs disponibles sur le marché. Au final, si vous êtes fan du genre ou bien juste curieux, n’hésitez plus à tenter l’aventure, d’autant que la version collector est proposée au prix modique de 50€ sur le site de l’éditeur.

Machine : Playstation 3 (euro), Xbox360 (mais uniquement en import) et bientôt sur Steam

Facebook Comments

Written by dataripper


Comments

This post currently has no responses.

Leave a Reply









  • Dataripper 2018